(source: lemonde.fr)
Vers 1860, Jules Léotard, acrobate hors pair, demande qu'on lui fabrique un "maillot" - ce sont ses termes - qui lui collerait à la peau et n'entraverait aucun de ses mouvements. Le justaucorps est né. Après sa mort, le vêtement prendra le nom de "leotard" chez nos amis anglais.
Au milieu des années 1950, la pin-up Bettie Page sera l'une des premières à le sortir de son cadre sportif pour exploiter sa puissance érotique.
Quelque vingt ans plus tard, Kari-Ann Muller se prélasse en body à froufrous blanc et rose sur la couverture du premier album de Roxy Music. Idem pour les bunny girls du manoir Playboy à Hollywood, pompons et oreilles de lapin en plus.
Dans les années 80, le body se pare de couleurs flashs et se décline en de nombreuses matières techniques pour devenir une pièce phare du dressing des femmes grace à la folie de l'aérobic. Il fait désormais partie du quotidien des citadines.
Le body devient également un incontournable des podiums. Chez Akris, le body - fuchsia - assume un V plongeant, chez Isabel Marant, le profond décolleté se couvre de dentelle, alors que Maison Martin Margiela le préfère en cuir.
En 2014, Beyoncé porte le body sur scene et assume pleinement son statut d’icône féminine et féministe.